Tuesday, October 31, 2006

Boîte de nuit anarchique. Théâtre magique.
Tout le monde n'entre pas ... Seulement pour les fous.
Hermann Hesse, Le loup de Steppes.
Le mouvement de la rue, les flots de la mer.
Le vent, le ciel, l'éther. Tout s'affaire, tout se presse.
Tout se trompe, se délaisse.Ensemble et séparés ;
fidèles et trahis. Amours abandonnés,
méprisés, haïs.
Il n'y a qu'une pureté.

A Notre Amitié.

Monday, October 30, 2006

Marina : voici galets et coquillages ramassés récemment à la française plage de mon étrange coeur (j'aimerais que tu connusses toutes les étendues de son divers paysage depuis sa côte bleue jusqu'à ses plaines russes)

Rainer Maria Rilke, à Marina Tsvetaeva
Vergers

Thursday, October 26, 2006

. . .

Ah ! cruel, tu m'as trop entendue.
Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Hé bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même ;
Ni que du fol amour qui trouble ma raison
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des ven,geances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les Dieux m'en sont témoins, ces Dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces Dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur faible d'un mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
C'est peu de t'avoir fuit, cruel, je t'ai chassé.
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine ;
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité tes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.

(...)

Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour.
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
Voilà mon coeur. C'est là que ta main doit frapper.