Wednesday, February 20, 2008

Hauteurs de Soleil

Ce Dimanche de Février, ensoleillé et joyeux, dans Paris retrouvé, avec Swann reconquis.
Je me souviens seulement du soleil froid hivernal égayant les Buttes-Chaumont, courant sur les verticales ; des promeneurs détendus et joyeux ; de mon propre rire amoureux ; de la légèreté de l'air, du temps ; de nous deux, heureux et amants aimant. Tu me touchais, me caressais, me regardais. Et je me sentais frémir et vibrer sous tes paroles d'amour. Pas un nuage n'est passé cet après-midi là sur mon front. Un vieux chemin de fer sous nos pieds, à l'ombre des arbres. Et ce temple romain, dressé fièrement comme un tableau de Friedrich, au-dessus de l'abîme d'eau claire, éclatant sous les rayons dorés. Je riais à gorge ouverte, nous jouions comme des enfants. Que je t'aimais à cet instant, ô toi, mon amant !
J'ai compris aujourd'hui que jamais je ne pourrais me défaire de mon envie d'écrire.
Mon écriture, maladroite et banale, est devenue indispensable à la beauté du monde.
Sans elle, quelle Beauté ? Quelle Poésie? Quel Ennui !
Et l'oubli ... qui guette chaque instant de ma vie. C'est elle seule qui peut le maîtriser. Dompter le passé pour qu'il ne s'enfuie plus comme un animal sauvage, un enfant turbulent.
Elle distille les intenses instants, créé une histoire, un socle solide qui donne consistance à ma vie.

Ecrire pour ne jamais être lue. Quel acte étrange, mais vital.
Ne jamais être lue? ca n'est pas correct. Puisque je me lis. Je me confronte à moi-même. Je fais vivre ma mémoire, je solidifie mon être. Et je constate mes évolutions, mes apprentissages, mes naïvetés, et je me place par rapport à moi-même, à défaut de le faire par rapport aux autres.

Tuesday, February 19, 2008

La magie de la première année s'efface.
Banalité et quotidienneté. Désenchantement.

L'éclat de mon amour éblouissait les zones d'ombre. Je ne voyais que couleurs, musique, parfums.
Tout tourbillonnait tournait tellement.

Maintenant, une grande plaine plate. L'air est clair mais brumeux. De trop près, je vois des ombres des cailloux, des mauvaises herbes !

Le paysage nantais est agréable. Mais l'Italie me manque terriblement.
Où donc s'est enfui mon rêve ? Reviendra-t-il, et comment ?