Thursday, July 19, 2007

Wednesday, July 18, 2007

Tu es plaisir, avec chaque vague séparée de
ses suivantes. Enfin toutes à la fois chargent.
C'est la mer qui se fonde, qui s'invente. Tu
es plaisir, corail de spasmes.















Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer
à la surface d'un étang où nulle barque ne
s'aventurerait. Ensuite, ressuciter dans le courant
d'un vrai torrent où tes couleurs bouilloneraient.



Je ris merveilleusement avec toi.
Voilà la chance unique.

Lettera amorosa.
René Char

Je te voyais courir sur des terrasses,
Je te voyais lutter contre le vent,
Le froid saignait sur tes lèvres.

Et je t'ai vue te rompre et jouir d'être morte ô plus belle
Que la foudre, quand elle tache les vitres blanches de ton sang.

Du mouvement et de l'immobilité de Douve.
Y. Bonnefoy
Je vois le désert dans les rouleaux de papier,
je vois la vie dans ce couloir, je vois Jussieu illuminé,
et je sens l'espoir.

Des bribes de vie noyées de vide.

Le bruit lugubre du métro,
et le ressac continu des voitures.

Il y a un pigeon et je vois une mouette.
Il y a le ciel parisien, et je vois l'océan.

La petite fille que j'étais - l'étais-je ? - me regarde.
Elle a un regard franc et un sourire espiègle. Les cheveux dans le vent. Une enfance russe en noir et blanc.

Des lumières s'allument - s'éteignent.
Des petits gens vivent dans de grands appartements.
Un père tenant son enfant devant une grande baie vitrée face à la Seine.

Je cherche la réalité, je cherche le sens.


Le fin voile de mousseline s'est rabattu.

Jussieu est un phare.