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Thursday, December 27, 2007

Bonsoir, bonjour, mon amour…

Ce soir, le coucher de soleil était arc-en-ciel sur l’horizon.

Puis, l’herbe givrée est devenue miroir nocturne des étoiles.

J’ai voyagé dans le temps.

J’ai vu des fantômes.

Comme tout change !

Ta Liza, dans la brume, sans toi.

La magie a continué. Pleine lune, pupille de Dieu au-dessus de nos pauvres têtes. Ciel en feu, arbres nus, plaines à perte de vue. Miracles de Noël et retour à la campagne.

Sunday, December 16, 2007

La petite fille et le grand chien

Nastia était une petite fille joyeuse, blonde aux yeux si grands et si bleus. Elle portait de jolies robes et avait un large ruban bleu dans les cheveux. Elle aimait rire, elle aimait jouer. Rêveuse, elle s'inventait tout un monde de bonheur et d'amour, comme toutes les petites filles baignées dans l'amour de leurs parents.
Nastia rêvait de partager son amour de la vie et ses heures de jeux avec un ami. Tous les jours, elle suppliait ses parents de lui trouver un compagnon.
Alors on lui acheta un chien. Un chien grand et affectueux, plus grand et plus fort que la petite et frêle Nastia. Alors la petite fille fut heureuse.
Elle s'enfermait des heures entières dans sa chambre avec le grand chien, qu'elle aimait déjà plus que tout. Le grand chien aimait aussi Nastia, et jouait volontiers avec elle. Mais le grand chien était puissant et maladroit. Alors, pour lui montrer sa joie, il la mordillait, la griffait ... car il l'aimait.

Un jour de printemps, alors qu'ils jouaient ensemble, le grand chien, porté par un élan d'affection, s'allongea sur la petite Nastia. La petite fille se sentait écrasée et étouffée ; elle avait mal, ses yeux se remplissaient de larmes de douleur, mais elle ne pouvait plus bouger ... car le grand chien l'aimait.

Amour, douleur, larmes il n'y plus d'air, que des sanglots étouffés, des petites mains crispées, s'accrochant désespérement à la douce fourrure.

On retrouva le corps de la petite Nastia raidit et droit, les mains crispées, le visage bleu comme le joli ruban qu'elle portait dans les cheveux et des larmes encore à peine séchées. Le grand chien, allongé près de son cadavre
gémissait ...

Car il l'aimait ...

Saturday, December 08, 2007

Il revient me grignoter ...
Le métro passe, et c'est le train d'Anna Karénine. La fenêtre est ouverte, et c'est celle de Douce.
Flashs.
Douleurs et incertitudes ...

Comment m'en défaire ?

Monday, November 05, 2007

Eyes wide shut, Kubrick

D'une esthétique parfois perverse, parfois distinguée, mais toujours fascinante, ce film joue sur nos pulsions secrètes qui ouvertes au grand jour sont desctructrices ...

Tuesday, September 04, 2007

"Balzac lui a fait comprendre une chose : la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix."

Balzac et la petite tailleuse chinoise, Dai Sijie.

Friday, August 24, 2007

La peste

Camus, La peste.

Oran, petite ville Algérienne, vit d'une existence monotone, guidée par le travail et les simples plaisirs quotidiens, et ne se doute pas qu'il peut exister quelque chose de supérieur... Jusqu'au jour où l'on retrouve un, puis plusieurs, et rapidement des centaines de rats morts dans les rues et maison. Le récit de la lente descente aux enfers de la petite ville touchée par la peste au beau milieu du XXème siècle se fait par le médecin Bertrand Rieux, modeste professionnel. On suit la lente progression de l'épidémie jusqu'à son paroxysme et la libération finale de la ville. D'abord, on ne veut pas y croire, puis on est contraint à admettre. Alors commence le long exil d'une ville mise en quarantaine, exilée, séparée du reste du monde. Naissent les vrais sentiments, les gestes héroïques, ou les gestes simplement honnêtes. Certains y trouvent alors une manière d'atteindre leur idéal de sainteté, d'autres de professer la religion, d'autres encore d'étouffer leur crime. Plusieurs histoires s'entrouvent parallèlement - des connaissances de Rieux. Grand, le vieux fonctionnaire, qui à force de travail assidu a laissé partir sa femme : "Il en est ainsi pour tout le monde : on se marie, on aime encore un peu, on travaille tant qu'on en oublie d'aimer". Cottard, criminel qui cherche à se faire oublier par cet évènement qui pour lui est heureux. Le prêtre Paneloux et sa prêche, un vieux qui trouve sa satisfaction quotidienne en crachant sur les chats qui passent sous sa fenêtre, jusqu'au jour où même les chats disparaissent :"En temps de peste, défense de cracher sur les chats" conclut Tarrou, homme qui n'est jamais revenu du spectacle d'une condamnation à mort et qui cherche à tout prix à être "saint", c'est-à-dire éviter d'être un assassin quitte à se placer du côté des victimes. L'amitié que nouent Rieux et Tarrou prend fin à la veille de la libération par la mort brutale de Tarrou, emporté lui aussi par le grand mal alors que la femme de Rieux, partie avant "l'exil" pour se soigner succombe de sa maladie.
Ce livre porte en lui une dose d'optimisme, mais m'a laissé abattue.
Sans doute y a-t-il ici une image de l'occupation allemande, comme le laissent entre autre suggérer la date des évènement "194. ", l'exil de la ville, son déperissement, les interdictions de sortie, les couvre-feux, les tentatives d'évasions, les laissers-passer, le réveil des sentiments chez les simples habitants, et la libération.

"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance (...) il n'y a pas de vraie bonté ni de bel amour sans toute la clairvoyance possible"

"Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent (...) et pour drie simplement ce qu'on apprend au milieu de ces fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser."

Camus

Wednesday, August 22, 2007

Quatre Mains

Je suis rentrée à la maison en voiture, mais sous la pluie, et seule. Je n'ai pas pleuré, non. Je suis trop grande pour ça. Et puis mes larmes ont été taries lorsqu'un sanglot s'est échappé de ma poitrine et qu'une petite fille noire est acourrue vers moi et m'a dit :" ça va, madame?".
Ca va. Elle était déjà partie. Sourire.
Mon primo me manque déjà, un secundo seul est beau, mais seul. Même quand c'est un Schubert.

Sunday, August 12, 2007

Paume, doux lit froissé
où des étoiles dormantes
avaient laissés des plis
en se levant vers le ciel.

Est-ce que ce lit était tel
qu'elles se trouvent reposées;
claires et incandescentes,
parmi les astres amis
en leur élan éternel?

Ô les deux lits de mes mains,
abandonnés et froids,
légers d'un absent poids
de ces astres d'airain.

Rilke, Vergers

Thursday, August 09, 2007

Vacances Romaines

William Wyller
1953
avec Audrey Hepburn, Gregory Peck.

Saturday, August 04, 2007

Thursday, July 19, 2007

Wednesday, July 18, 2007

Tu es plaisir, avec chaque vague séparée de
ses suivantes. Enfin toutes à la fois chargent.
C'est la mer qui se fonde, qui s'invente. Tu
es plaisir, corail de spasmes.















Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer
à la surface d'un étang où nulle barque ne
s'aventurerait. Ensuite, ressuciter dans le courant
d'un vrai torrent où tes couleurs bouilloneraient.



Je ris merveilleusement avec toi.
Voilà la chance unique.

Lettera amorosa.
René Char

Je te voyais courir sur des terrasses,
Je te voyais lutter contre le vent,
Le froid saignait sur tes lèvres.

Et je t'ai vue te rompre et jouir d'être morte ô plus belle
Que la foudre, quand elle tache les vitres blanches de ton sang.

Du mouvement et de l'immobilité de Douve.
Y. Bonnefoy
Je vois le désert dans les rouleaux de papier,
je vois la vie dans ce couloir, je vois Jussieu illuminé,
et je sens l'espoir.

Des bribes de vie noyées de vide.

Le bruit lugubre du métro,
et le ressac continu des voitures.

Il y a un pigeon et je vois une mouette.
Il y a le ciel parisien, et je vois l'océan.

La petite fille que j'étais - l'étais-je ? - me regarde.
Elle a un regard franc et un sourire espiègle. Les cheveux dans le vent. Une enfance russe en noir et blanc.

Des lumières s'allument - s'éteignent.
Des petits gens vivent dans de grands appartements.
Un père tenant son enfant devant une grande baie vitrée face à la Seine.

Je cherche la réalité, je cherche le sens.


Le fin voile de mousseline s'est rabattu.

Jussieu est un phare.

Friday, June 22, 2007

Le plus beau des cadeaux, c'est un cadeau fait par ceux qu'on aime ...

20 ans, pourvu qu'ils ne se terminent pas en prépa.

Thursday, June 07, 2007

Quelque chose comme l'amour moderne.
Entrelacements complexes.
Tirer et défaire.

Tu me protèges.
Replis.

Monday, May 28, 2007

SoNGeS (6)

SoNGeS (5)

SoNGeS (4)

SoNGeS (3)

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles.















L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

Sunday, May 13, 2007

Rencontre...

Je marchais rue du Luc, Pessac, début de soirée.
Un homme en vélo me dépasse, m'interpelle. Il se sentait seul, il voulait me parler.

Première réaction : l'auto-défense. Non, j'aime marcher seule.
Mais il se sent vraiment seul. Et il a vraiment besoin de parler. Je ne peux le repousser froidement. Bien. Je vais l'écouter.

Je lui donne une cigarette.
Il commence à parler. Il est habillé assez pauvrement ; son vélo, il vient de l'acheter 25 euros dans l'après-midi. Une boucle d'oreille. Les cheveux rares et mal peignés. L'air d'un homme éreinté par la vie. Il est père de famille. 43 ans. Il est marié, et amoureux de sa belle-fille...
Je l'écoute raconter ses malheurs, exprimer son épuisement de la vie. Je ne peux faire que sourire et donner quelques petites phrases d'espoir, et d'amour de la vie. Il finit sa cigarette. Il voudrait encore parler avec moi, mais il me laisse. Délicatesse imprévue.


Courage. Seul mot d'aurevoir que je trouve à lui dire.

Et il part. Sa silhouette s'éloigne. Et je me sens envahie d'une grande tristesse, d'un grand vide. Courage. Aider l'humanité, n'est ce pas d'abord l'aider, lui? Et comment l'aider ? Je crois que je ne pouvais pas faire plus que ces quelques minutes, ces quelques mots, et ce sourire de compassion...

Tuesday, May 08, 2007

Suite à notre petite discussion sms d'hier soir, Héléna et moi.


Nul Homme n'est une Isle complète en soy-mesme ;
tout Homme est un morceau de Continent, une part du tout ;
si une parcelle de terrain est emportée par la Mer l'Europe en est lésée,
tout de même que s'il s'agissait d'un Promontoire,
tout de même que s'il s'agissait du Manoir de tes amis ou du tien propre ;
la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain.

Ainsi donc n'envoie jamais demander : pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.

John Donne

Epitaphe à Pour qui sonne le glas, Hemingway.

Sunday, May 06, 2007



6 Mai 2007
19h39

Plus d'espoir . .

Wednesday, May 02, 2007

Insomnies

Sommeil léger, sommeil fragile ...
J'aime sentir m'envahir la lourdeur du sommeil. Mais ces nuits ! quelles nuits ! Le sommeil n'est rien de plus qu'un léger voile transparent qui se dissipe dès qu'on l'effleure du bout de la pensée. Une idée, une image se déforment. Un tableau surréaliste, une musique d'ailleurs.
- Quelque chose cloche ... !
Et c'en est fini. Tout est à recommencer. -Les nuits langoureuses où le sommeil ne vient pas à cause de la chaleur, de la présence et du mouvement d'un corps aimé ... Manquent.-
Ce grondement sourd au coeur de mon corps. Palpitations, agitations. Il ne m'obéit plus.

Friday, April 13, 2007

Une étoffe déchirée du haut de Montmartre ;
j'entends encore ce râle sourd et puissant.
Il annonce la fin ! la fin de cette chose !
Un terme à ce mal, qui s'en va décroissant.

Les pâles instants d'illusion éphémère,
Brillants, étincellant, cachaient lâchement
La croisée des chemins, la pancarte austère
Qui mettait fin à notre voyage commun.

Thursday, April 12, 2007


"Je t'aime" répète le vent à tout ce qu'il fait vivre. Je t'aime et tu vis en moi.

J'ai captif, épousé le ralenti de lierre à l'assaut de la pierre d'éternité.

En souriant tu ouvriras la porte par laquelle sortiront tes soucis.



MaTiSse
René Char
Fureur et mystère

Wednesday, April 11, 2007

Il faut traverser la vie, rouge, bleu, tout nu avec une musique de pêcheur subtil, prêt à l’extrême pour la fête.

Picabia.

Thursday, April 05, 2007

Habitudes.

Quand le rideau se lève ...
Néant de l'existence
Trou béant de la vie
Tout est fluide tout est eau

J'y suis et j'y vais !

Wednesday, February 28, 2007

Crépuscule grimant les arbres et les faces,
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain ;
Poussière de baisers autour des bouches lasses...
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.
















La mascarade, autre lointain mélancolique,

Fait le geste d'aimer plus faux, triste et charmant.
Caprice de poète - ou prudence d'amant,
L'amour ayant besoin d'être orné savamment -
Voici barques, goûters, silences et musique.

Proust

Sunday, February 25, 2007

Tickets en mémoire ...

Je tombai sur ma pile de tickets de cinéma ...
Que de souvenirs dans ces petits papiers. Tant d'espérances, de joies, de tourments. Les uns après les autres, des fois en même temps. Ils ont marqué ma vie, ils ont marqué mon coeur. Mais alors ! Au moment ou j'achetais chaucun de ces petits tickets, cet instant avait une importance capitale. Et lui, lui il était tout. Pourtant, ni lui, ni lui non plus, et lui encore moins, ne sont restés à cette place... Ils ont laissé place au suivant, qui lui même s'est retiré ... Et un autre est venu prendre cette place. Pourtant sur l'instant, j'étais prête à tout, tout pour lui ! Aux pleurs, aux rires, à la folie. Et maintenant, j'y repense avec le sang-froid d'un chirurgien. Non. Tout de même parfois une douce nostalgie. L'amour est-il donc inépuisable ?

N'est-ce au finalement pas toujours un seul et même destinataire ? Celui qui vit au fond de moi-même ... ? N'est ce pas lui que je cherche sans cesse, et que je crois trouver - que je feins de trouver ? Car ce n'est toujours qu'illusion consciente ... Ce n'est pas lui, je le sais. Pourtant je le regarde, je l'embrasse, je lui parle comme si c'était Lui. Peut-être ainsi arrivé-je à parler avec lui ? Peut-être que vis une partie de lui en chacun de vous, vous que j'ai choisis ? Et je tente en vain de reconstituer un puzzle insensé. Mais peut-être que tu existes. Et que je te trouverai. Que ton corps et ton âme viendront s'emboîter parfaitement dans mon vide intérieur. Et que nous ne nous quitterons plus. Car tu m'aimeras autant que je t'aime, et peut-être m'aimes-tu déjà.

Je me sens oppressée. Car je veux aimer. Mais tu ne m'en donnes pas le droit. Je veux pouvoir aimer de tout mon être, et pourtant, j'ai posé entre moi et le monde une barrière de sécurité. Je désire, j'aime bien, mais je n'ose Aimer. Et je le veux. Tout mon corps ne demande que l'amour. Parfait. Total. Je veux t'aimer.

Saturday, February 24, 2007

. . . petit soleil de rêves ~ dans le creux de la main . . .

(rainy saturday... nice to see you)

Thursday, February 22, 2007

Hymne à l'amour ...

- Edith, quel conseil donneriez-vous à une femme ?
Aimer.
-Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme?
Aimer
-Quel conseil donneriez-vous à un enfant ?
Aimer.

(La Môme)

Tuesday, February 20, 2007

Tu es un double. On recommence. Je l'ai cherché.
Je le savais.
Le savais-je?

Des couleurs, c'est ça. Du rêve, toujours. Mais c'est du vide qu'on récolte, à chercher le rêve trop insistamment...

C'est toi, papa que je cherche. Toi papa que je ne trouve pas.
Mais pourquoi, pourquoi donc te chercher hors de toi ?

***

Monday, February 19, 2007

SoNGeS (2)
SoNGeS (1)

Thursday, January 04, 2007


Bordeaux, place de la bourse. Le plus grand miroir d'eau du monde...
C'est ici qu'est la route vers le paradis. Quelques instants de douce folie partagés avec toi.
Jesus marchait sur l'eau, son grand bâton de bois était courbé. C'était un homme, mais peut-être une femme. Non, il n'était pas noir. Pas aujourd'hui. Nous aussi nous avons marché sur l'eau. Et je les ai vus, nos doubles, là bas, au paradis.
Où donc était le ciel ? Etait-il au-dessus de nos têtes blondes. Etait-il sous l'empreinte humide de nos pas.
Dreamers. We are.
They are Vampires.
The Wide Surprising mirror.

La place Gambetta n'avait pas changé, et moi non plus. Les fruits rouges des arbres.
Homme tu es faible. Femmes, tentatrices. Je préfère la faiblesse à la perversion. Mais je jouerai de ta faiblesse, puisque je suis femme, et puisque je dois déjouer la perversion.

Don't let me fall until I got high.

Wednesday, January 03, 2007

Tuesday, January 02, 2007

Océan mer, huile sur toile, 15 x 21,6 cm
Collection Bartleboom

Description.
Entièrement blanc.
Ciel bleu, piquant et souriant, sur Paris en cette matinée.
2007 a commencé.
Un rayon de soleil, des amoureux et des enfants dans les allées du jardin. La perspective, encore plus ouverte que jamais. Vers l'avenir.
Mort. Peur de la mort. Envie de Vie. De Vivre. Angoisse. Bonheur. Un début, une fin, et de nouveaux débuts, et d'anciennes fins. Je vis. Là est tout. La musique joue, donc je vis, donc heureuse. Quoi de plus ?
Trois notes, une mélodie se détache, timide et hésitante. Un léger parfum, une pluie fine, insideusement charmante. Croiser un regard, recevoir un sourire, recueillir une parole. Etre désirée, désirer. Rire pour un rien, chanter faux. Courir sous la pluie. Partager avec toi cette cigarette et ce café noir, dans un café - à Bordeaux, à Paris, ailleurs à Bordeaux, ou ailleurs dans le monde.