Monday, May 28, 2007
Sunday, May 13, 2007
Rencontre...
Je marchais rue du Luc, Pessac, début de soirée.
Un homme en vélo me dépasse, m'interpelle. Il se sentait seul, il voulait me parler.
Première réaction : l'auto-défense. Non, j'aime marcher seule.
Mais il se sent vraiment seul. Et il a vraiment besoin de parler. Je ne peux le repousser froidement. Bien. Je vais l'écouter.
Je lui donne une cigarette.
Il commence à parler. Il est habillé assez pauvrement ; son vélo, il vient de l'acheter 25 euros dans l'après-midi. Une boucle d'oreille. Les cheveux rares et mal peignés. L'air d'un homme éreinté par la vie. Il est père de famille. 43 ans. Il est marié, et amoureux de sa belle-fille...
Je l'écoute raconter ses malheurs, exprimer son épuisement de la vie. Je ne peux faire que sourire et donner quelques petites phrases d'espoir, et d'amour de la vie. Il finit sa cigarette. Il voudrait encore parler avec moi, mais il me laisse. Délicatesse imprévue.

Courage. Seul mot d'aurevoir que je trouve à lui dire.
Et il part. Sa silhouette s'éloigne. Et je me sens envahie d'une grande tristesse, d'un grand vide. Courage. Aider l'humanité, n'est ce pas d'abord l'aider, lui? Et comment l'aider ? Je crois que je ne pouvais pas faire plus que ces quelques minutes, ces quelques mots, et ce sourire de compassion...
Un homme en vélo me dépasse, m'interpelle. Il se sentait seul, il voulait me parler.
Première réaction : l'auto-défense. Non, j'aime marcher seule.
Mais il se sent vraiment seul. Et il a vraiment besoin de parler. Je ne peux le repousser froidement. Bien. Je vais l'écouter.
Je lui donne une cigarette.
Il commence à parler. Il est habillé assez pauvrement ; son vélo, il vient de l'acheter 25 euros dans l'après-midi. Une boucle d'oreille. Les cheveux rares et mal peignés. L'air d'un homme éreinté par la vie. Il est père de famille. 43 ans. Il est marié, et amoureux de sa belle-fille...
Je l'écoute raconter ses malheurs, exprimer son épuisement de la vie. Je ne peux faire que sourire et donner quelques petites phrases d'espoir, et d'amour de la vie. Il finit sa cigarette. Il voudrait encore parler avec moi, mais il me laisse. Délicatesse imprévue.

Courage. Seul mot d'aurevoir que je trouve à lui dire.
Et il part. Sa silhouette s'éloigne. Et je me sens envahie d'une grande tristesse, d'un grand vide. Courage. Aider l'humanité, n'est ce pas d'abord l'aider, lui? Et comment l'aider ? Je crois que je ne pouvais pas faire plus que ces quelques minutes, ces quelques mots, et ce sourire de compassion...
Tuesday, May 08, 2007
Suite à notre petite discussion sms d'hier soir, Héléna et moi.
Nul Homme n'est une Isle complète en soy-mesme ;
tout Homme est un morceau de Continent, une part du tout ;
si une parcelle de terrain est emportée par la Mer l'Europe en est lésée,
tout de même que s'il s'agissait d'un Promontoire,
tout de même que s'il s'agissait du Manoir de tes amis ou du tien propre ;
la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain.
Ainsi donc n'envoie jamais demander : pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.
John Donne
Epitaphe à Pour qui sonne le glas, Hemingway.
Nul Homme n'est une Isle complète en soy-mesme ;
tout Homme est un morceau de Continent, une part du tout ;
si une parcelle de terrain est emportée par la Mer l'Europe en est lésée,
tout de même que s'il s'agissait d'un Promontoire,
tout de même que s'il s'agissait du Manoir de tes amis ou du tien propre ;
la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain.
Ainsi donc n'envoie jamais demander : pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.
John Donne
Epitaphe à Pour qui sonne le glas, Hemingway.
Sunday, May 06, 2007
Wednesday, May 02, 2007
Insomnies
Sommeil léger, sommeil fragile ...
J'aime sentir m'envahir la lourdeur du sommeil. Mais ces nuits ! quelles nuits ! Le sommeil n'est rien de plus qu'un léger voile transparent qui se dissipe dès qu'on l'effleure du bout de la pensée. Une idée, une image se déforment. Un tableau surréaliste, une musique d'ailleurs.
- Quelque chose cloche ... !
Et c'en est fini. Tout est à recommencer. -Les nuits langoureuses où le sommeil ne vient pas à cause de la chaleur, de la présence et du mouvement d'un corps aimé ... Manquent.-
Ce grondement sourd au coeur de mon corps. Palpitations, agitations. Il ne m'obéit plus.
J'aime sentir m'envahir la lourdeur du sommeil. Mais ces nuits ! quelles nuits ! Le sommeil n'est rien de plus qu'un léger voile transparent qui se dissipe dès qu'on l'effleure du bout de la pensée. Une idée, une image se déforment. Un tableau surréaliste, une musique d'ailleurs.
- Quelque chose cloche ... !
Et c'en est fini. Tout est à recommencer. -Les nuits langoureuses où le sommeil ne vient pas à cause de la chaleur, de la présence et du mouvement d'un corps aimé ... Manquent.-
Ce grondement sourd au coeur de mon corps. Palpitations, agitations. Il ne m'obéit plus.
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