Reviens ! Sans vous je ne suis rien
J'veux dormir sous les ponts.
Allons ! Sans vous - nous en mourrons.
Wednesday, September 02, 2009
Wednesday, July 29, 2009
Sunday, June 07, 2009
Vie moderne, tu es bien hypocrite !
La vitesse est là, conquise, apprivoisée
Turner l'exécrait, pour les lièvres, qu'il aimait
Mais aujourd'hui on l'adule, aujourd'hui on la prie :
Plus vite
Plus vite
Plus vite
fait
Le train
Rapide
fait
L'avion
Instantanée
dit
Internet.
La vitesse ; grâce à elle ( Grâce !), merci, nous sommes là en un temps record.
Là ? Mais est-ce là, ou est-ce ici ? Est-ce là-bas, ou près de toi ?
On ne sait plus, en réalité où le corps est, où est l'âme ? Ici et là-bas. Maintenant, pour jamais.
Car ces bribes d'instants arrachées par le train-
L'avion.
Les moyens de communications.
Ces bribes d'instants ne sont pas digérées,
immédiatement recrachées.
A la suite !
Quelle suite belle suite mais sans le début ... Vite !
Turner l'exécrait, pour les lièvres, qu'il aimait
Mais aujourd'hui on l'adule, aujourd'hui on la prie :
Plus vite
Plus vite
Plus vite
fait
Le train
Rapide
fait
L'avion
Instantanée
dit
Internet.
La vitesse ; grâce à elle ( Grâce !), merci, nous sommes là en un temps record.
Là ? Mais est-ce là, ou est-ce ici ? Est-ce là-bas, ou près de toi ?
On ne sait plus, en réalité où le corps est, où est l'âme ? Ici et là-bas. Maintenant, pour jamais.
Car ces bribes d'instants arrachées par le train-
L'avion.
Les moyens de communications.
Ces bribes d'instants ne sont pas digérées,
immédiatement recrachées.
A la suite !
Quelle suite belle suite mais sans le début ... Vite !
Tuesday, April 14, 2009
Carnet Vert
Les couleurs éclatantes de l'Italie font défaut à Paris. Souvent, je ferme les yeux et Florence est là...
Dans le froid français et parisien, dans la grisaille de ce jour d'automne, dans le bruit monotone de cette frêle et insignifiante fontaine, je me rappelle ...
Au milieu d'une dispute sans fin, d'une colère sans borne, d'une folie sans autre nom que passion, je rvois le calme et fier soleil tosxan, je nous revois, main dans la main, habillés légèrement, touristes curieux, étranges amants, à la recherche de la beauté pure, dans l'émerveillement du moment.
La vie ne me laisse à peine que quelques hebdomadaires heures de répis, et parfois je me noie dans l'affairement et l'affadissement quotidien ; je repense alors à ces journées infinies de lumière, de peinture et d'architecture ; je ferme les yeux et j'entends l'italienne musique florentine; les valses des passants, les restaurants à touristes et nous deux aimants et amants.
Douce et nostalgique réminiscence ; goût évanescent mais jamais oublié, je te veux à moi, Florence, aujourd'hui et pour l'éternité.
Dans le froid français et parisien, dans la grisaille de ce jour d'automne, dans le bruit monotone de cette frêle et insignifiante fontaine, je me rappelle ...
Au milieu d'une dispute sans fin, d'une colère sans borne, d'une folie sans autre nom que passion, je rvois le calme et fier soleil tosxan, je nous revois, main dans la main, habillés légèrement, touristes curieux, étranges amants, à la recherche de la beauté pure, dans l'émerveillement du moment.
La vie ne me laisse à peine que quelques hebdomadaires heures de répis, et parfois je me noie dans l'affairement et l'affadissement quotidien ; je repense alors à ces journées infinies de lumière, de peinture et d'architecture ; je ferme les yeux et j'entends l'italienne musique florentine; les valses des passants, les restaurants à touristes et nous deux aimants et amants.
Douce et nostalgique réminiscence ; goût évanescent mais jamais oublié, je te veux à moi, Florence, aujourd'hui et pour l'éternité.
Friday, March 06, 2009
Voilà quatre jours que nos pieds ont foulé le sol guyanien, que nos peaux ont plongé dans la moite chaleur tropicale, que nos yeux ont appris à voir différemment. Et déjà, après cette petite centaine d'heures, je me sens changée. La nuit tombe sur l'outre-mer ; dix-neuf heures ici, vingt-trois là-bas, en France Métropolitaine. La métropole éthérée et sage travailleuse, apprivoisée et domptée est un cocon protecteur pour les enfants de la modernité : la mort est écartée dans un infini temporel, et les lieux de morts ne sont qu'une anomalie ponctuelle rapidement gommée. Ici c'est bien différent.
Chaque action s'accompagne de ses rudes conséquences. Perdus au milieu de la forêt sans connexion aucune avec le monde rassurant des techonolgies et techniques avancées, entourés de moustiques véhiculant peut-être le paludisme et de bêtes inconnues, le souffle s'accélère et le coeur se fait entendre. D'abord le seul répis se trouve dans le lourd sommeil - conséquence immédiate de l'association du décalage horaire et de la lourdeur de l'air. Puis, manches longues, produits repousse insectes et climatisation ou ventilateur suffisent à apaiser les peurs. Et progresseivement, insidueusement, sans prévenir, la confiance si naturellement acquise sur le continent européen reprend ses droits dans les lieux visités régulièrement.
La végétation est extraordinaire de générosité. Il suffirait de lire Baudelaire, regarder le Douanier R., et Gauguin, fermer les yeux, et pour l'image tout est là. Il faudrait ensuite lire l'Amant, pour le climat. Et à peu de choses près, la Guyane est là, languissante de chaleur et mouillée de pluies récurrentes, arborant fièrement son trop plein de vert. Il n'y a pas un endroit si ce n'est l'horizon océanique où l'on puisse se reposer de la couleur de l'espoir. Mais la Guyane n'est pas le pays de l'Espoir (...)
Des centaines d'arbres se cotoyent et se chevauchent, s'embrassent ne laissant aucun espace à l'aventurier hésitant à violer les forêts vierges. Des fruits savoureux. Des tatous et des paresseux narguent notre ignorance.
Mais la nuit tombe et la ville s'éclaire intérieurement : l'alcool sucré coule, les corps s'échauffent, la danse commence. Ici, tout est différent ... Les rapports humains se transforment et s'épaississent. La lutte donne la solidarité, la peur - l'amour de l'autre. Une danse partagée avec un inconnu, un Noir Marron travesti en femme ; une hierarchie abolie le temps de quelques insants. Le rhum est tel une évidence claire, la nourriture est savoureuse mais rapidement oubliée devant la fièvre nocturne.
On a survécut, jusque là. Heureux.
Chaque action s'accompagne de ses rudes conséquences. Perdus au milieu de la forêt sans connexion aucune avec le monde rassurant des techonolgies et techniques avancées, entourés de moustiques véhiculant peut-être le paludisme et de bêtes inconnues, le souffle s'accélère et le coeur se fait entendre. D'abord le seul répis se trouve dans le lourd sommeil - conséquence immédiate de l'association du décalage horaire et de la lourdeur de l'air. Puis, manches longues, produits repousse insectes et climatisation ou ventilateur suffisent à apaiser les peurs. Et progresseivement, insidueusement, sans prévenir, la confiance si naturellement acquise sur le continent européen reprend ses droits dans les lieux visités régulièrement.
La végétation est extraordinaire de générosité. Il suffirait de lire Baudelaire, regarder le Douanier R., et Gauguin, fermer les yeux, et pour l'image tout est là. Il faudrait ensuite lire l'Amant, pour le climat. Et à peu de choses près, la Guyane est là, languissante de chaleur et mouillée de pluies récurrentes, arborant fièrement son trop plein de vert. Il n'y a pas un endroit si ce n'est l'horizon océanique où l'on puisse se reposer de la couleur de l'espoir. Mais la Guyane n'est pas le pays de l'Espoir (...)
Des centaines d'arbres se cotoyent et se chevauchent, s'embrassent ne laissant aucun espace à l'aventurier hésitant à violer les forêts vierges. Des fruits savoureux. Des tatous et des paresseux narguent notre ignorance.
Mais la nuit tombe et la ville s'éclaire intérieurement : l'alcool sucré coule, les corps s'échauffent, la danse commence. Ici, tout est différent ... Les rapports humains se transforment et s'épaississent. La lutte donne la solidarité, la peur - l'amour de l'autre. Une danse partagée avec un inconnu, un Noir Marron travesti en femme ; une hierarchie abolie le temps de quelques insants. Le rhum est tel une évidence claire, la nourriture est savoureuse mais rapidement oubliée devant la fièvre nocturne.
On a survécut, jusque là. Heureux.
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