Sunday, August 27, 2006

Indiscrétion au carrelet....
















Petit souvenir de Royan.
Ici c'est une porte de Talmont - la "perle de l'estuaire" comme on l'appelle. Un des plus petits villages que j'ai jamais vus : une église romane du XIème siècle, une petite grève, un port, et de petites rues pavées, bordées de maisons aux volets colorés ... Comme tout le monde l'a compris, Royan, c'est pas ma ville de prédilection... Mais les environs sont plutôt charmants. Meschers, par exemple, et ses habitations troglodites, le phare de Cordouan construit sous Henri III et perdu aux milieu des flots, ou encore la côte sauvage, l'île d'Oléron, le (tout) petit village de Fouras ... et puis le poisson ! Le Maigre, avis aux amateurs, c'est très bon ! Je ne m'y connais pas trop en poissons, et puis, je ne rafole pas ; là j'ai adoré ! en plus, les pauvres, on les attrape pendant la saison des amours : ils émettent un grognement que les pêcheurs entendent en collant leur oreille contre le fond du bâteau... (comme quoi les commentaires de la mini-croisière de 2heures30 qui m'a donné le mal de mer m'ont tout de même marquée :))

Paris, Je t'aime ...

Paris s'apprivoise petit à petit. Je revois des photos que j'avais prises l'année dernière, et je me remémore les impressions que me donnaient tous ces lieux, désormais familiers. C'est étrange comme l'espace se redessine. Le luxembourg c'est maintenant presque l'Espace Vert du Bois saint Lys. Mais Paris a beau devenir familier, il garde toute sa dignité, et peut être même en gagne-t-il. Ce qui était avant des lieux et monuments à "ne pas rater", à "prendre en photo", que l'on regardait avec un regard qui dans le fond n'était pas bien différent de celui des photomaniaques chinois et japonais, a pris maintenant un tout autre sens. Notre-Dame est pour moi comme une mère, le Panthéon comme - un père ou un grand-père. La première m'apporte calme, consolation, le second me sructe jour et nuit pour m'ordonner le sérieux, j'entends sa voix grave résonnant dans ma cage thoracique et disant " Travaille ! ". Montmartre c'est un peu la maîtresse que l'on n'avoue pas visiter. On s'échappe un jour des contraintes quotidiennes, on fuit vers cette femme coquette et si belle. Métro qui nous emmène loin de tout, on se fond dans la masse, et nous voila arrivés dans un quartier méconnaissable - car la belle est parée mais vit entourée de pauvreté... Les moments passés là bas sont magiques. Certes ils sont rares et courts, mais je ne veux pas lui forcer la main. Car elle perdrait tout son charme pittoresque et mystérieux. J'ai passé de longues minutes dans le sacré coeur, perdue dans une méditation sur la vie, la beauté, les hommes. Je n'ai pas réalisé comment, mais d'un coup je me trouvait sur les marches de l'église, aveuglée par tout Paris à mes pieds, Paris dans un brouillard méditatif, un Paris spirituel, un Paris qui prolongeait ma réflexion et qui m'invitait à la continuer avec lui. C'était merveilleux. Et puis on redescend sur terre... On descend la butte, on passe dans de petites rues à caractère si charmant, et puis on est de nouveau dans la misère quotidienne. Mais on ne la voit pas cette vie morose, grisé par les minutes d'amour passées là haut, quelque part...

_le 10 Février 2006

Radio On

Dimanche, à l'Utopia... On cherchait un film sympa. On s'est dit qu'avec un tel titre, on aurait au moins de la bonne musique. Et on n'a pas été déçues...


1979. Christopher Petit. Road-Movie dans le style de Wim Wenders. David Beames et Liza Kreuzer dans les rôles principaux.

David Beames découvre la mort de son frère. Il part alors dans un voyage qui le mène de Londres à Bristol pour comprendre les circonstances étranges de cette disparition. Il croise sur son chemin un déserteur de l'armée d'Irlande du Nord, une femme allemande divorcée et complètement perdue, un guitariste hantant une station à essence... ( joué par Sting ! un de ses premiers rôles, c'est lui qu'on voit sur la photo). C'est comme une longue balade romantique dans un paysage de la post-modernité. Les personnages et l'histoire s'effacent derrière la bande-son : une alternance de silences et de musiques néo-rock (David Bowie, Kraftwerk, Eric Wreckless, Devo ...), de bruits et de sons. Le bruit de la mer, le crissement de la neige sous les pneus de la voiture. Et ces personnages presques muets, semblant atrophiés de tout sentiment.

Je pensais d'abord que ce film ne finirait jamais. Je me révoltais contre cette passivité intolérable. Mais petit à petit, je me suis laissée emporter par le rythme nonchalant, la beauté sombre et mélancolique de cette petite perle noire et blanche. Et le réveil à la réalité a été long et difficile... Les couleurs trop vives des vêtements, les paroles trop vivantes. J'entendais le bruit de la chaîne à vélo d'Héléna, une clé qui tournait dans la serrure, et les talons qui frappaient le sol. Et lentement, comme les brumes d'un sommeil profond, tout s'est dissipé, et je me suis réveillée. J'étais déjà chez moi.

A White Stone ...



Alors puisqu'il faut commencer, et que j'ai le complexe de la page blanche, c'est ainsi que je commence ...
Une pierre blanche ... Pourquoi ?
Simplement parce qu'il fallait donner un titre à ce blog, et que m'est revenu en mémoire un livre. Je ne me souviens plus du titre, je ne sais même plus de quoi il parlait en substance... Je me rappelle seulement qu'un des protagonistes avait pour habitude de marquer chaque évenement important de sa vie d'une "pierre blanche". Alors je prends cette image. Chacun de mes articles sera une pierre blanche qui marquera un instant de ma vie, une pensée ou une réflexion, à défaut d'une excellente mémoire ...
Voila, je ne savais tellement pas que dire, que j'en ai oublié l'essentiel ...
Bienvenue !