Wednesday, September 02, 2009

Reviens ! Sans vous je ne suis rien
J'veux dormir sous les ponts.
Allons ! Sans vous - nous en mourrons.

Wednesday, July 29, 2009

Quand le silence parle plus que les mots, il n'y a plus qu'a fermer les yeux, taire les questions inutiles et accepter...

Sunday, June 07, 2009

Vie moderne, tu es bien hypocrite !

La vitesse est là, conquise, apprivoisée
Turner l'exécrait, pour les lièvres, qu'il aimait
Mais aujourd'hui on l'adule, aujourd'hui on la prie :
Plus vite
Plus vite
Plus vite
fait
Le train
Rapide
fait
L'avion
Instantanée
dit
Internet.

La vitesse ; grâce à elle ( Grâce !), merci, nous sommes là en un temps record.
Là ? Mais est-ce là, ou est-ce ici ? Est-ce là-bas, ou près de toi ?
On ne sait plus, en réalité où le corps est, où est l'âme ? Ici et là-bas. Maintenant, pour jamais.
Car ces bribes d'instants arrachées par le train-
L'avion.
Les moyens de communications.
Ces bribes d'instants ne sont pas digérées,
immédiatement recrachées.
A la suite !
Quelle suite belle suite mais sans le début ... Vite !
Longtemps j'ai erré dans le désert de mon âme;
Longtemps j'ai cherché solution au désarroi.
On m'a dit : Eh ! Pourquoi vouloir n'être plus femme?!
Aujourd'hui les froids rails ont remplacé l'émoi.

Tuesday, April 14, 2009

Carnet Vert

Les couleurs éclatantes de l'Italie font défaut à Paris. Souvent, je ferme les yeux et Florence est là...
Dans le froid français et parisien, dans la grisaille de ce jour d'automne, dans le bruit monotone de cette frêle et insignifiante fontaine, je me rappelle ...
Au milieu d'une dispute sans fin, d'une colère sans borne, d'une folie sans autre nom que passion, je rvois le calme et fier soleil tosxan, je nous revois, main dans la main, habillés légèrement, touristes curieux, étranges amants, à la recherche de la beauté pure, dans l'émerveillement du moment.
La vie ne me laisse à peine que quelques hebdomadaires heures de répis, et parfois je me noie dans l'affairement et l'affadissement quotidien ; je repense alors à ces journées infinies de lumière, de peinture et d'architecture ; je ferme les yeux et j'entends l'italienne musique florentine; les valses des passants, les restaurants à touristes et nous deux aimants et amants.
Douce et nostalgique réminiscence ; goût évanescent mais jamais oublié, je te veux à moi, Florence, aujourd'hui et pour l'éternité.

Friday, March 06, 2009

Voilà quatre jours que nos pieds ont foulé le sol guyanien, que nos peaux ont plongé dans la moite chaleur tropicale, que nos yeux ont appris à voir différemment. Et déjà, après cette petite centaine d'heures, je me sens changée. La nuit tombe sur l'outre-mer ; dix-neuf heures ici, vingt-trois là-bas, en France Métropolitaine. La métropole éthérée et sage travailleuse, apprivoisée et domptée est un cocon protecteur pour les enfants de la modernité : la mort est écartée dans un infini temporel, et les lieux de morts ne sont qu'une anomalie ponctuelle rapidement gommée. Ici c'est bien différent.
Chaque action s'accompagne de ses rudes conséquences. Perdus au milieu de la forêt sans connexion aucune avec le monde rassurant des techonolgies et techniques avancées, entourés de moustiques véhiculant peut-être le paludisme et de bêtes inconnues, le souffle s'accélère et le coeur se fait entendre. D'abord le seul répis se trouve dans le lourd sommeil - conséquence immédiate de l'association du décalage horaire et de la lourdeur de l'air. Puis, manches longues, produits repousse insectes et climatisation ou ventilateur suffisent à apaiser les peurs. Et progresseivement, insidueusement, sans prévenir, la confiance si naturellement acquise sur le continent européen reprend ses droits dans les lieux visités régulièrement.
La végétation est extraordinaire de générosité. Il suffirait de lire Baudelaire, regarder le Douanier R., et Gauguin, fermer les yeux, et pour l'image tout est là. Il faudrait ensuite lire l'Amant, pour le climat. Et à peu de choses près, la Guyane est là, languissante de chaleur et mouillée de pluies récurrentes, arborant fièrement son trop plein de vert. Il n'y a pas un endroit si ce n'est l'horizon océanique où l'on puisse se reposer de la couleur de l'espoir. Mais la Guyane n'est pas le pays de l'Espoir (...)
Des centaines d'arbres se cotoyent et se chevauchent, s'embrassent ne laissant aucun espace à l'aventurier hésitant à violer les forêts vierges. Des fruits savoureux. Des tatous et des paresseux narguent notre ignorance.
Mais la nuit tombe et la ville s'éclaire intérieurement : l'alcool sucré coule, les corps s'échauffent, la danse commence. Ici, tout est différent ... Les rapports humains se transforment et s'épaississent. La lutte donne la solidarité, la peur - l'amour de l'autre. Une danse partagée avec un inconnu, un Noir Marron travesti en femme ; une hierarchie abolie le temps de quelques insants. Le rhum est tel une évidence claire, la nourriture est savoureuse mais rapidement oubliée devant la fièvre nocturne.
On a survécut, jusque là. Heureux.

Thursday, December 18, 2008

Fra Angelico, pour ces merveilleux souvenirs.

Regards de Vide

Une proposition ? On tente. Comme ça, pour voir. Par hasard. Et au final on n'est pas si déçu.
16e/455 au concours Skyprods.
Il faut continuer.

Comme le texte est un peu trop long pour être affiché ici, il est là !
Regards de Vide

Monday, September 29, 2008

Un Cri d'Enfant

Un cri d'enfant et c'est un cri de douleur de l'humanité tout entière, abandonnée à sa propre bêtise, à son propre matérialisme stupide, ne voyant pas plus loin que le plaisir instantané et vain... Je revois encore ce petit être volant dans les airs alors que retentit le bruit fracassant des tôles, puis sa retombée sur terre. Icare non consentant, un cri de refus : "pourquoi ai-je mal? pourquoi cette douleur ? Je n'en voulais pas, je ne l'ai jamais demandée !" Une maman d'adoption pour quelques secondes qui pose son manteau de fourrure sur les pauvres vêtements, qui le caresse, et l'aime sans doute en ce moment même plus que son propre fils ... Il a froid. Le béton contre sa tête, contre son corps. il voudrait bien le quitter, mais il ne peut pas. Cette douleur ! Animale. Désespérante. Ce corps ne m'appartient décidément pas ... Je ne lui ai rien demandé ! Et lui, il me parle, me tire, m'engloutit dans un voile noir. Je veux en sortir je n'y arrive pas. Qu'elle cesse ! Les sirènes chantent comme dans un rêve grinçant. On me dit que tout ira bien. Que ces sirènes sont la fin de la douleur. Mais qu'ai-je bien faire de ces sirènes, de vous, de toi, maman d'adoption ... J'ai compris maintenant qu'il avait tous les pouvoirs sur moi, ce corps. Et cette douleur, si insupportable, n'est que le début. Quand elle cessera vraiment, elle m'aura happé. Ce n'est que le jour de ma propre mort qu'elle décidera enfin de me laisser et aller à d'autres occupations.
Je suis debout sur un trottoir du Boulevard Saint-Michel. Les gens se dispersent, les camions rouges repartent, la circulation reprend. Je suis toujours là, je regarde, j'ai mal, et ces petits pleurs enfantins résonnent à l'infini dans l'air.

Tuesday, September 16, 2008

Ah, la Vieillesse : la Sagesse ! (ou Comment Devenir Vieux En Quelques Leçons)

Ah, la Vieillesse : la Sagesse ! (ou Comment Devenir Vieux En Quelques Leçons).

Exemple Numéro Un, ou bousculade de la rue d'Ulm.

Notre premier modèle sera un petit vieux exemplaire. Il marche, courbé et grognant sur le trottoir droit de le rue d'Ulm (ou gauche, tout dépend de l'orientation), comme un corbeau vieux et rouillé, le torse du côté de la plus grande école de France, tournant le dos au Panthéon refuge des cancres de notre matière. Ruminant pensée noire sur pensée noire, il regarde les cinquante centimètres qui fidèlement le précèdent, et ne voit pas plus loin, en somme, que le bout de son long nez (ou du moins le feint-il : la est toute sa ruse). Dans son champ de vision secret apparaît soudain un couple marchant à sa rencontre, jeunes gens heureux et amoureux. Victimes idéales ! La jeune fille, jolie blonde en robe légère, serre amoureusement la main d'un élégant garçon aux brunes boucles intellectuelles et au sourire tendre. Ils marchent à droite du trottoir, leur droite à eux, et viennent de remarquer le petit vieux. Ils se serrent pour lui laisser le passage. Maintenant, observons bien.

Mouvement Un.

Le petit vieux ayant bien compris leur petit manège visant à éviter de rencontrer sa vieillesse rampante, dévie insensiblement sa trajectoire de sorte à ce qu'elle vienne intersecter par prolongement celle de leur main commune. La déviation et si subtile et si légère que lui seul en est conscient.

Mouvement Deux.

Le petit vieux appuie brutalement sur son accélérateur nerveux et rentre, tel un bolide en délire, au creux de l'amour juvénile. La jeune fille évite de peu le choc frontal, et s'en sort tant bien que mal avec un seul coup bref et sec dans l'épaule droite et un « Oh ! Pardon ! » naïf et surpris. Grave erreur. Cette exclamation permet au petit vieux d'enchaîner sur le troisième et dernier mouvement de sa symphonie antique.

Mouvement Trois.

Faisant volte-face (les ayant dépassés et distancés de deux mètres cinquante deux, il s'arrête), il lève sa canne et s'écrie : « Et alors ! Vous ne pouvez pas faire attention, non ?! » et devant la mine désolée et affligée de la jeune femme, il poursuit avec cette splendide interjection : « Petits c*** ! ». L'appréciation tombe d'elle-même : « Vieux c** ».

Exemple numéro deux, ou quelques calendriers fantaisistes chez Gilbert, boulevard Saint-Michel (papeterie).

Cette fois-ci, notre héroïne sera une dame, la soixantaine bien passée, cheveux courts et teints en roux artificiel, recouverte d'or. Elle se placera non loin du mur arborant les calendriers fantaisistes de la nouvelle année et attendre la victime. Une jeune fille au visage généreux et tendre entre accompagnée d'un ami aux allures douteuses, c'est-à-dire homosexuelles. (Victimes parfaites). Après avoir vadrouillé quelques minutes dans le magasin jaune, ils arrivent au mur des futures lamentations. De toute évidence, le garçon cherche un calendrier pour sa chambre d 'étudiant. Semble avoir trouvé. Hésite. La fille, devançant ses désirs se lève sur la pointe de pieds et esquisse un geste vers le calendrier des Dieux du Stade. Ah Ah, petit c**. Il veut se rincer l'œil... C'est le moment d'agir. Alors que le pied gauche de la jeune fille quitte le sol (elle tourne toujours le dos à son agresseur futur), la petite vieille s'avance et glisse furtivement le sien dans l'espace plane fraîchement délaissé. Au bout de quelques dixièmes de secondes, l'inéluctable sort s'accomplit : la fille repose son pied sur ce qu'elle croît être son territoire temporaire. Grave erreur ! Elle sent sa chaussure s'écraser sur quelque chose de mou et d'organique, et s'écarte immédiatement d'un bond effrayé, jetant un regard effarouché par-dessus son épaule. Cette action se passe sur moins d'une seconde, mais tout a été bien calculé. La vieille s'exclame d'un air outré et exacerbé : « Vous ne pouvez pas regarder où vous mettez les pieds ?! » Les pardons n'y feront rien. Appréciation immédiate : « vieille c***** ».

Exemple Trois ou dans le tramway B bordelais, pas si vieille mais si méprisante. Jeune fille intellectuelle.

Lit un livre en notant simultanément sur un petit carnet les pensées qui lui viennent. Un manteau sur les genoux, un sac à dos à ses pieds, un grand sac de courses sur le banc, le ticket de tramway dans la main gauche coincé entre les parties gauches du livre et du cahier. Elle attends ainsi le tram assise et perdue dans cette rêverie littéraire. (Victime idéale). Actrice parfaite : femme d'une cinquantaine d'années qui physiquement pourrait aisément échouer au test de vieillesse. Peau halée, port droit, vêtements de luxe et de goût, visage encore joli et relativement préservé des rides. (Bordelaise classique). Elle attends le tramway. Au même arrêt. A deux mètres de la jeune fille. Debout, visage crispé. Elle , n'a pas vraiment calculé son coup, mais est ouverte à toute opportunité. Le tramway ouvre ses portes. La jeune fille finit la phrase qui ne veut pas se finir, voit que les portes sont prêtes à se refermer, se lève d'un bond attrapant simultanément : son sac à dos, son sac de courses, sa veste ; tenant toujours dans les mains : son livre, son carnet et son ticket de tram ; appuyant sur le large bouton cerné de vert vif pour que la porte arrête de se refermer. La veste a été mal empoignée et elle ne peut s'empêcher de glisser vicieusement. Le livre doit rester ouvert à la bonne page (qu'elle pourrait retrouver en quelques secondes, mais elle n'est pas rationnelle). Alors, toute emmêlée dans ses affaires et dans sa précipitation, le premier pas qu'elle fait dans le tram est un peu trop généreux. La converse beige clair se pose indélicatement sur le derrière de la claquette dorée droite de la dame en mouvement : son pied droit rencontre une résistance ferme dans son ascension céleste alors qu'un son clair et léger perce l'air : « Je suis vraiment désolée ! » C'est là, sur cette faiblesse juvénile que la vieillesse entre en action. Une main posée sur la barre métallique centrale, l'autre le long du corps, sans marquer de pose dans sa marche, elle tourne légèrement la tête et transperce la jeune fille idéaliste d'un mépris foudroyant. Le temps d'un clignement de l'œil, et elle est déjà à l'autre bout du wagon, fière et totalement indifférente. Appréciation : « Vous venez de prendre un coup de vieux, Madame ». Remarque à l'appréciateur : C'est plutôt la jeune fille qui s'est pris un coup de vieille

Wednesday, July 16, 2008

Un petit parapluie s'est ouvert dans le ciel.

Morgat. Coucher de Soleils ...

Nuits bretonnes, nuits d'encre
Rouge et Vert, le navire a jeté l'ancre.
Oranges lumières et leur doubles,
La ville dort, seul un bar veille.
Cigarette qui se consumme sans trouble
Le vin rouge réveille ses merveilles.

La vie s'essouffle, la vie s'éveille ?
Nuits bretonnes, nuits d'encres
Pluie fine, pluie claire,
Qui crépite sans trève
Comme un feu de bois que l'homme qui rentre
sait apprécier ; comme la mer
Dont la vague sa ns pareil m'appelle.

La jeune fille au verre a jeté le vin
A pris l'eau
A pris le rêve

Et s'envole.

Morgat, 6 Juillet 2008

Saturday, June 07, 2008

Wednesday, February 20, 2008

Hauteurs de Soleil

Ce Dimanche de Février, ensoleillé et joyeux, dans Paris retrouvé, avec Swann reconquis.
Je me souviens seulement du soleil froid hivernal égayant les Buttes-Chaumont, courant sur les verticales ; des promeneurs détendus et joyeux ; de mon propre rire amoureux ; de la légèreté de l'air, du temps ; de nous deux, heureux et amants aimant. Tu me touchais, me caressais, me regardais. Et je me sentais frémir et vibrer sous tes paroles d'amour. Pas un nuage n'est passé cet après-midi là sur mon front. Un vieux chemin de fer sous nos pieds, à l'ombre des arbres. Et ce temple romain, dressé fièrement comme un tableau de Friedrich, au-dessus de l'abîme d'eau claire, éclatant sous les rayons dorés. Je riais à gorge ouverte, nous jouions comme des enfants. Que je t'aimais à cet instant, ô toi, mon amant !
J'ai compris aujourd'hui que jamais je ne pourrais me défaire de mon envie d'écrire.
Mon écriture, maladroite et banale, est devenue indispensable à la beauté du monde.
Sans elle, quelle Beauté ? Quelle Poésie? Quel Ennui !
Et l'oubli ... qui guette chaque instant de ma vie. C'est elle seule qui peut le maîtriser. Dompter le passé pour qu'il ne s'enfuie plus comme un animal sauvage, un enfant turbulent.
Elle distille les intenses instants, créé une histoire, un socle solide qui donne consistance à ma vie.

Ecrire pour ne jamais être lue. Quel acte étrange, mais vital.
Ne jamais être lue? ca n'est pas correct. Puisque je me lis. Je me confronte à moi-même. Je fais vivre ma mémoire, je solidifie mon être. Et je constate mes évolutions, mes apprentissages, mes naïvetés, et je me place par rapport à moi-même, à défaut de le faire par rapport aux autres.

Tuesday, February 19, 2008

La magie de la première année s'efface.
Banalité et quotidienneté. Désenchantement.

L'éclat de mon amour éblouissait les zones d'ombre. Je ne voyais que couleurs, musique, parfums.
Tout tourbillonnait tournait tellement.

Maintenant, une grande plaine plate. L'air est clair mais brumeux. De trop près, je vois des ombres des cailloux, des mauvaises herbes !

Le paysage nantais est agréable. Mais l'Italie me manque terriblement.
Où donc s'est enfui mon rêve ? Reviendra-t-il, et comment ?

Sunday, January 13, 2008

Je ne veux plus de ces dorures d'espoir cachant le plomb du désespoir.

Sunday, January 06, 2008

Je déteste les hypocrisies religieuses, j'aime les religieuses au chocolat.
Elle m'a offert un lustre en cristal de bonheur et un sourire démaquillé

Friday, January 04, 2008

Comment peut-on vivre autrement qu'édéniquement ? Vivre autrement n'est pas admissible. Je n'aime que l'installation confortable et définitive.

Parfois la vie semble tellement belle. On est tenté de dire merci à la providence.Il ne faut pas. Il vaut mieux bouder. La Providence aime peut-être les boudeurs : elle essaie de les amadouer.

Ne pas s'enliser dans le réel. (les noeuds)

Je vis. Il fait chaud dans la chambre. Il y a la lumière. Je prends un livre. Quand j'ai trop peur, je me blottis dans l'instant. Nid précaire.

Ionesco
Journal en miettes.

Thursday, January 03, 2008

Russie, quand te reverrai - je ?

Wednesday, January 02, 2008

ma crise est passée ... Mais que m'arrive-t-il donc ? Pourquoi ces angoisses subites et incontrolabes? Pendant que j'agonisais dans ma solitude, des tas de gens m'appellaient, pensaient à moi. Arash arrive bientot, Sidney m'appelait, Guillaume me proposait un déjeuner demain, mon oncle aussi...
D'où me vient donc cette incertitude des gens, de la vie ?
C'est maintenant que je doute de ton amour.
Parce que je suis seule dans un Paris hostile ce soir, enfermée dans cette solitude qui se rit de moi. Les seules personnes qui m'aiment suffisament (ma famille, la vraie) pour détester et m'aider à combattre ce vertige insurmontable sont loin, bien trop loin de moi. Tu ne comprends sans doute pas la portée de ce mot pour moi : la solitude. C'est un de mes démons, que je repousse avec constance et violence, qui m'effraye et me paralyse. Souvent je le vois me regarder, me guetter, et je sais qu'il n'attends que ca, cette soirée cette semaine. Il ricane, son rire se rapporche, déformé et monstrueux.

Ces vacances sont comme un trou noir dans lequel j'ai sombré... Si tu savais comme j'étouffe
j'ai besoin d'air et je ne le trouve pas

Ne me dis pas que tu m'aimes si tu me détruits ainsi

Car je suis seule, si seule
à cause de Toi

Thursday, December 27, 2007

Bonsoir, bonjour, mon amour…

Ce soir, le coucher de soleil était arc-en-ciel sur l’horizon.

Puis, l’herbe givrée est devenue miroir nocturne des étoiles.

J’ai voyagé dans le temps.

J’ai vu des fantômes.

Comme tout change !

Ta Liza, dans la brume, sans toi.

La magie a continué. Pleine lune, pupille de Dieu au-dessus de nos pauvres têtes. Ciel en feu, arbres nus, plaines à perte de vue. Miracles de Noël et retour à la campagne.

Sunday, December 16, 2007

La petite fille et le grand chien

Nastia était une petite fille joyeuse, blonde aux yeux si grands et si bleus. Elle portait de jolies robes et avait un large ruban bleu dans les cheveux. Elle aimait rire, elle aimait jouer. Rêveuse, elle s'inventait tout un monde de bonheur et d'amour, comme toutes les petites filles baignées dans l'amour de leurs parents.
Nastia rêvait de partager son amour de la vie et ses heures de jeux avec un ami. Tous les jours, elle suppliait ses parents de lui trouver un compagnon.
Alors on lui acheta un chien. Un chien grand et affectueux, plus grand et plus fort que la petite et frêle Nastia. Alors la petite fille fut heureuse.
Elle s'enfermait des heures entières dans sa chambre avec le grand chien, qu'elle aimait déjà plus que tout. Le grand chien aimait aussi Nastia, et jouait volontiers avec elle. Mais le grand chien était puissant et maladroit. Alors, pour lui montrer sa joie, il la mordillait, la griffait ... car il l'aimait.

Un jour de printemps, alors qu'ils jouaient ensemble, le grand chien, porté par un élan d'affection, s'allongea sur la petite Nastia. La petite fille se sentait écrasée et étouffée ; elle avait mal, ses yeux se remplissaient de larmes de douleur, mais elle ne pouvait plus bouger ... car le grand chien l'aimait.

Amour, douleur, larmes il n'y plus d'air, que des sanglots étouffés, des petites mains crispées, s'accrochant désespérement à la douce fourrure.

On retrouva le corps de la petite Nastia raidit et droit, les mains crispées, le visage bleu comme le joli ruban qu'elle portait dans les cheveux et des larmes encore à peine séchées. Le grand chien, allongé près de son cadavre
gémissait ...

Car il l'aimait ...

Saturday, December 08, 2007

Il revient me grignoter ...
Le métro passe, et c'est le train d'Anna Karénine. La fenêtre est ouverte, et c'est celle de Douce.
Flashs.
Douleurs et incertitudes ...

Comment m'en défaire ?

Monday, November 05, 2007

Eyes wide shut, Kubrick

D'une esthétique parfois perverse, parfois distinguée, mais toujours fascinante, ce film joue sur nos pulsions secrètes qui ouvertes au grand jour sont desctructrices ...

Tuesday, September 04, 2007

"Balzac lui a fait comprendre une chose : la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix."

Balzac et la petite tailleuse chinoise, Dai Sijie.

Friday, August 24, 2007

La peste

Camus, La peste.

Oran, petite ville Algérienne, vit d'une existence monotone, guidée par le travail et les simples plaisirs quotidiens, et ne se doute pas qu'il peut exister quelque chose de supérieur... Jusqu'au jour où l'on retrouve un, puis plusieurs, et rapidement des centaines de rats morts dans les rues et maison. Le récit de la lente descente aux enfers de la petite ville touchée par la peste au beau milieu du XXème siècle se fait par le médecin Bertrand Rieux, modeste professionnel. On suit la lente progression de l'épidémie jusqu'à son paroxysme et la libération finale de la ville. D'abord, on ne veut pas y croire, puis on est contraint à admettre. Alors commence le long exil d'une ville mise en quarantaine, exilée, séparée du reste du monde. Naissent les vrais sentiments, les gestes héroïques, ou les gestes simplement honnêtes. Certains y trouvent alors une manière d'atteindre leur idéal de sainteté, d'autres de professer la religion, d'autres encore d'étouffer leur crime. Plusieurs histoires s'entrouvent parallèlement - des connaissances de Rieux. Grand, le vieux fonctionnaire, qui à force de travail assidu a laissé partir sa femme : "Il en est ainsi pour tout le monde : on se marie, on aime encore un peu, on travaille tant qu'on en oublie d'aimer". Cottard, criminel qui cherche à se faire oublier par cet évènement qui pour lui est heureux. Le prêtre Paneloux et sa prêche, un vieux qui trouve sa satisfaction quotidienne en crachant sur les chats qui passent sous sa fenêtre, jusqu'au jour où même les chats disparaissent :"En temps de peste, défense de cracher sur les chats" conclut Tarrou, homme qui n'est jamais revenu du spectacle d'une condamnation à mort et qui cherche à tout prix à être "saint", c'est-à-dire éviter d'être un assassin quitte à se placer du côté des victimes. L'amitié que nouent Rieux et Tarrou prend fin à la veille de la libération par la mort brutale de Tarrou, emporté lui aussi par le grand mal alors que la femme de Rieux, partie avant "l'exil" pour se soigner succombe de sa maladie.
Ce livre porte en lui une dose d'optimisme, mais m'a laissé abattue.
Sans doute y a-t-il ici une image de l'occupation allemande, comme le laissent entre autre suggérer la date des évènement "194. ", l'exil de la ville, son déperissement, les interdictions de sortie, les couvre-feux, les tentatives d'évasions, les laissers-passer, le réveil des sentiments chez les simples habitants, et la libération.

"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance (...) il n'y a pas de vraie bonté ni de bel amour sans toute la clairvoyance possible"

"Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent (...) et pour drie simplement ce qu'on apprend au milieu de ces fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser."

Camus

Wednesday, August 22, 2007

Quatre Mains

Je suis rentrée à la maison en voiture, mais sous la pluie, et seule. Je n'ai pas pleuré, non. Je suis trop grande pour ça. Et puis mes larmes ont été taries lorsqu'un sanglot s'est échappé de ma poitrine et qu'une petite fille noire est acourrue vers moi et m'a dit :" ça va, madame?".
Ca va. Elle était déjà partie. Sourire.
Mon primo me manque déjà, un secundo seul est beau, mais seul. Même quand c'est un Schubert.

Sunday, August 12, 2007

Paume, doux lit froissé
où des étoiles dormantes
avaient laissés des plis
en se levant vers le ciel.

Est-ce que ce lit était tel
qu'elles se trouvent reposées;
claires et incandescentes,
parmi les astres amis
en leur élan éternel?

Ô les deux lits de mes mains,
abandonnés et froids,
légers d'un absent poids
de ces astres d'airain.

Rilke, Vergers

Thursday, August 09, 2007

Vacances Romaines

William Wyller
1953
avec Audrey Hepburn, Gregory Peck.

Saturday, August 04, 2007

Thursday, July 19, 2007

Wednesday, July 18, 2007

Tu es plaisir, avec chaque vague séparée de
ses suivantes. Enfin toutes à la fois chargent.
C'est la mer qui se fonde, qui s'invente. Tu
es plaisir, corail de spasmes.















Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer
à la surface d'un étang où nulle barque ne
s'aventurerait. Ensuite, ressuciter dans le courant
d'un vrai torrent où tes couleurs bouilloneraient.



Je ris merveilleusement avec toi.
Voilà la chance unique.

Lettera amorosa.
René Char

Je te voyais courir sur des terrasses,
Je te voyais lutter contre le vent,
Le froid saignait sur tes lèvres.

Et je t'ai vue te rompre et jouir d'être morte ô plus belle
Que la foudre, quand elle tache les vitres blanches de ton sang.

Du mouvement et de l'immobilité de Douve.
Y. Bonnefoy
Je vois le désert dans les rouleaux de papier,
je vois la vie dans ce couloir, je vois Jussieu illuminé,
et je sens l'espoir.

Des bribes de vie noyées de vide.

Le bruit lugubre du métro,
et le ressac continu des voitures.

Il y a un pigeon et je vois une mouette.
Il y a le ciel parisien, et je vois l'océan.

La petite fille que j'étais - l'étais-je ? - me regarde.
Elle a un regard franc et un sourire espiègle. Les cheveux dans le vent. Une enfance russe en noir et blanc.

Des lumières s'allument - s'éteignent.
Des petits gens vivent dans de grands appartements.
Un père tenant son enfant devant une grande baie vitrée face à la Seine.

Je cherche la réalité, je cherche le sens.


Le fin voile de mousseline s'est rabattu.

Jussieu est un phare.

Friday, June 22, 2007

Le plus beau des cadeaux, c'est un cadeau fait par ceux qu'on aime ...

20 ans, pourvu qu'ils ne se terminent pas en prépa.

Thursday, June 07, 2007

Quelque chose comme l'amour moderne.
Entrelacements complexes.
Tirer et défaire.

Tu me protèges.
Replis.

Monday, May 28, 2007

SoNGeS (6)

SoNGeS (5)

SoNGeS (4)

SoNGeS (3)

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles.















L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers.

Sunday, May 13, 2007

Rencontre...

Je marchais rue du Luc, Pessac, début de soirée.
Un homme en vélo me dépasse, m'interpelle. Il se sentait seul, il voulait me parler.

Première réaction : l'auto-défense. Non, j'aime marcher seule.
Mais il se sent vraiment seul. Et il a vraiment besoin de parler. Je ne peux le repousser froidement. Bien. Je vais l'écouter.

Je lui donne une cigarette.
Il commence à parler. Il est habillé assez pauvrement ; son vélo, il vient de l'acheter 25 euros dans l'après-midi. Une boucle d'oreille. Les cheveux rares et mal peignés. L'air d'un homme éreinté par la vie. Il est père de famille. 43 ans. Il est marié, et amoureux de sa belle-fille...
Je l'écoute raconter ses malheurs, exprimer son épuisement de la vie. Je ne peux faire que sourire et donner quelques petites phrases d'espoir, et d'amour de la vie. Il finit sa cigarette. Il voudrait encore parler avec moi, mais il me laisse. Délicatesse imprévue.


Courage. Seul mot d'aurevoir que je trouve à lui dire.

Et il part. Sa silhouette s'éloigne. Et je me sens envahie d'une grande tristesse, d'un grand vide. Courage. Aider l'humanité, n'est ce pas d'abord l'aider, lui? Et comment l'aider ? Je crois que je ne pouvais pas faire plus que ces quelques minutes, ces quelques mots, et ce sourire de compassion...

Tuesday, May 08, 2007

Suite à notre petite discussion sms d'hier soir, Héléna et moi.


Nul Homme n'est une Isle complète en soy-mesme ;
tout Homme est un morceau de Continent, une part du tout ;
si une parcelle de terrain est emportée par la Mer l'Europe en est lésée,
tout de même que s'il s'agissait d'un Promontoire,
tout de même que s'il s'agissait du Manoir de tes amis ou du tien propre ;
la mort de tout homme me diminue, parce que je suis solidaire du Genre Humain.

Ainsi donc n'envoie jamais demander : pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.

John Donne

Epitaphe à Pour qui sonne le glas, Hemingway.

Sunday, May 06, 2007



6 Mai 2007
19h39

Plus d'espoir . .

Wednesday, May 02, 2007

Insomnies

Sommeil léger, sommeil fragile ...
J'aime sentir m'envahir la lourdeur du sommeil. Mais ces nuits ! quelles nuits ! Le sommeil n'est rien de plus qu'un léger voile transparent qui se dissipe dès qu'on l'effleure du bout de la pensée. Une idée, une image se déforment. Un tableau surréaliste, une musique d'ailleurs.
- Quelque chose cloche ... !
Et c'en est fini. Tout est à recommencer. -Les nuits langoureuses où le sommeil ne vient pas à cause de la chaleur, de la présence et du mouvement d'un corps aimé ... Manquent.-
Ce grondement sourd au coeur de mon corps. Palpitations, agitations. Il ne m'obéit plus.

Friday, April 13, 2007

Une étoffe déchirée du haut de Montmartre ;
j'entends encore ce râle sourd et puissant.
Il annonce la fin ! la fin de cette chose !
Un terme à ce mal, qui s'en va décroissant.

Les pâles instants d'illusion éphémère,
Brillants, étincellant, cachaient lâchement
La croisée des chemins, la pancarte austère
Qui mettait fin à notre voyage commun.

Thursday, April 12, 2007


"Je t'aime" répète le vent à tout ce qu'il fait vivre. Je t'aime et tu vis en moi.

J'ai captif, épousé le ralenti de lierre à l'assaut de la pierre d'éternité.

En souriant tu ouvriras la porte par laquelle sortiront tes soucis.



MaTiSse
René Char
Fureur et mystère

Wednesday, April 11, 2007

Il faut traverser la vie, rouge, bleu, tout nu avec une musique de pêcheur subtil, prêt à l’extrême pour la fête.

Picabia.

Thursday, April 05, 2007

Habitudes.

Quand le rideau se lève ...
Néant de l'existence
Trou béant de la vie
Tout est fluide tout est eau

J'y suis et j'y vais !

Wednesday, February 28, 2007

Crépuscule grimant les arbres et les faces,
Avec son manteau bleu, sous son masque incertain ;
Poussière de baisers autour des bouches lasses...
Le vague devient tendre, et le tout près, lointain.
















La mascarade, autre lointain mélancolique,

Fait le geste d'aimer plus faux, triste et charmant.
Caprice de poète - ou prudence d'amant,
L'amour ayant besoin d'être orné savamment -
Voici barques, goûters, silences et musique.

Proust

Sunday, February 25, 2007

Tickets en mémoire ...

Je tombai sur ma pile de tickets de cinéma ...
Que de souvenirs dans ces petits papiers. Tant d'espérances, de joies, de tourments. Les uns après les autres, des fois en même temps. Ils ont marqué ma vie, ils ont marqué mon coeur. Mais alors ! Au moment ou j'achetais chaucun de ces petits tickets, cet instant avait une importance capitale. Et lui, lui il était tout. Pourtant, ni lui, ni lui non plus, et lui encore moins, ne sont restés à cette place... Ils ont laissé place au suivant, qui lui même s'est retiré ... Et un autre est venu prendre cette place. Pourtant sur l'instant, j'étais prête à tout, tout pour lui ! Aux pleurs, aux rires, à la folie. Et maintenant, j'y repense avec le sang-froid d'un chirurgien. Non. Tout de même parfois une douce nostalgie. L'amour est-il donc inépuisable ?

N'est-ce au finalement pas toujours un seul et même destinataire ? Celui qui vit au fond de moi-même ... ? N'est ce pas lui que je cherche sans cesse, et que je crois trouver - que je feins de trouver ? Car ce n'est toujours qu'illusion consciente ... Ce n'est pas lui, je le sais. Pourtant je le regarde, je l'embrasse, je lui parle comme si c'était Lui. Peut-être ainsi arrivé-je à parler avec lui ? Peut-être que vis une partie de lui en chacun de vous, vous que j'ai choisis ? Et je tente en vain de reconstituer un puzzle insensé. Mais peut-être que tu existes. Et que je te trouverai. Que ton corps et ton âme viendront s'emboîter parfaitement dans mon vide intérieur. Et que nous ne nous quitterons plus. Car tu m'aimeras autant que je t'aime, et peut-être m'aimes-tu déjà.

Je me sens oppressée. Car je veux aimer. Mais tu ne m'en donnes pas le droit. Je veux pouvoir aimer de tout mon être, et pourtant, j'ai posé entre moi et le monde une barrière de sécurité. Je désire, j'aime bien, mais je n'ose Aimer. Et je le veux. Tout mon corps ne demande que l'amour. Parfait. Total. Je veux t'aimer.

Saturday, February 24, 2007

. . . petit soleil de rêves ~ dans le creux de la main . . .

(rainy saturday... nice to see you)

Thursday, February 22, 2007

Hymne à l'amour ...

- Edith, quel conseil donneriez-vous à une femme ?
Aimer.
-Quel conseil donneriez-vous à une jeune femme?
Aimer
-Quel conseil donneriez-vous à un enfant ?
Aimer.

(La Môme)

Tuesday, February 20, 2007

Tu es un double. On recommence. Je l'ai cherché.
Je le savais.
Le savais-je?

Des couleurs, c'est ça. Du rêve, toujours. Mais c'est du vide qu'on récolte, à chercher le rêve trop insistamment...

C'est toi, papa que je cherche. Toi papa que je ne trouve pas.
Mais pourquoi, pourquoi donc te chercher hors de toi ?

***

Monday, February 19, 2007

SoNGeS (2)
SoNGeS (1)

Thursday, January 04, 2007


Bordeaux, place de la bourse. Le plus grand miroir d'eau du monde...
C'est ici qu'est la route vers le paradis. Quelques instants de douce folie partagés avec toi.
Jesus marchait sur l'eau, son grand bâton de bois était courbé. C'était un homme, mais peut-être une femme. Non, il n'était pas noir. Pas aujourd'hui. Nous aussi nous avons marché sur l'eau. Et je les ai vus, nos doubles, là bas, au paradis.
Où donc était le ciel ? Etait-il au-dessus de nos têtes blondes. Etait-il sous l'empreinte humide de nos pas.
Dreamers. We are.
They are Vampires.
The Wide Surprising mirror.

La place Gambetta n'avait pas changé, et moi non plus. Les fruits rouges des arbres.
Homme tu es faible. Femmes, tentatrices. Je préfère la faiblesse à la perversion. Mais je jouerai de ta faiblesse, puisque je suis femme, et puisque je dois déjouer la perversion.

Don't let me fall until I got high.

Wednesday, January 03, 2007

Tuesday, January 02, 2007

Océan mer, huile sur toile, 15 x 21,6 cm
Collection Bartleboom

Description.
Entièrement blanc.
Ciel bleu, piquant et souriant, sur Paris en cette matinée.
2007 a commencé.
Un rayon de soleil, des amoureux et des enfants dans les allées du jardin. La perspective, encore plus ouverte que jamais. Vers l'avenir.
Mort. Peur de la mort. Envie de Vie. De Vivre. Angoisse. Bonheur. Un début, une fin, et de nouveaux débuts, et d'anciennes fins. Je vis. Là est tout. La musique joue, donc je vis, donc heureuse. Quoi de plus ?
Trois notes, une mélodie se détache, timide et hésitante. Un léger parfum, une pluie fine, insideusement charmante. Croiser un regard, recevoir un sourire, recueillir une parole. Etre désirée, désirer. Rire pour un rien, chanter faux. Courir sous la pluie. Partager avec toi cette cigarette et ce café noir, dans un café - à Bordeaux, à Paris, ailleurs à Bordeaux, ou ailleurs dans le monde.

Sunday, December 24, 2006

Wings Of Desire, 1987, Wim Wenders



When the child was a child
It walked with its arms swinging,
wanted the brook to be a river,
the river to be a torrent,
and this puddle to be the sea.

When the child was a child,
it didn’t know that it was a child,
everything was soulful,

and all souls were one.

When the child was a child,
it had no opinion about anything,
had no habits,
it often sat cross-legged,
took off running,
had a cowlick in its hair,
and made no faces when photographed.

When the child was a child,
It was the time for these questions:
Why am I me, and why not you?
Why am I here, and why not there?
When did time begin, and where does space end?
Is life under the sun not just a dream?
Is what I see and hear and smell
not just an illusion of a world before the world?
Given the facts of evil and people.
does evil really exist?

How can it be that I, who I am,
didn’t exist before I came to be,
and that, someday, I, who I am,
will no longer be who I am?

(...)

It had visualized a clear image of Paradise,
and now can at most guess,
could not conceive of nothingness,
and shudders today at the thought.

When the child was a child,
It played with enthusiasm,
and, now, has just as much excitement as then,
but only when it concerns its work.

When the child was a child,
It was enough for it to eat an apple, … bread,
And so it is even now.

When the child was a child,
Berries filled its hand as only berries do,
and do even now,
F
resh walnuts made its tongue raw,
and do even now,
it had, on every mountaintop,
the longing for a higher mountain yet,
and in every city,
the longing for an even greater city,
and that is still so,
It reached for cherries in topmost branches of trees
with an elation it still has today,
has a shyness in front of strangers,
and has that even now.
It awaited the first snow,
And waits that way even now.

When the child was a child,

It threw a stick like a lance against a tree,
And it quivers there still today.

Saturday, November 04, 2006

Friday, November 03, 2006

J'écoute la Waldstein de Beethoven, et je ne peux m'empêcher de repenser à samedi soir ...
Je revois encore le piano, tout au fond de la salle du comptoir du jazz, dans une lumière bleue et noire. Ce grand piano noir, un piano à queue tourné de trois quarts vers la gauche. Et nous assises tout devant, un verre et une cigarette à la main. La fumée rajoute du mystère à ce renfoncement dans le mur. Autour des gens, beaucoup de gens assis à des tables rondes, parlant, buvant, riant. Et eux qui l'un après l'autre se lancent dans un face à face avec le piano. Les notes volent, tournent dans l'air, dans la fumée, dans les rires. Et une grande émotion m'envahit. Les Brahms se succèdent, nous font vibrer. Deux frères jouent un duo de guitare et nous transportent quelques instants dans une espagne méditerranéenne, quelque part, dans un champ de blé éclairé par un soleil généreux, une légère brise de vent qui ne parvient pas à dissiper la lourde torpeur. Mais le voila, Beethoven. Ses doigts fins et agiles courrent sur le clavier, ses cheveux bouclés bougent au rythme des trilles. Je vois son visage concentré et le tout est magique. Une bulle de bonheur, de beauté emprisonnée dans un instant.
La musique est finie, mais elle continue encore dans ma tête. Le champagne pétille sur la langue, le vin rouge coule dans les verres, et nos ventres se remplissent. La vie est belle. Le jazz a repris le dessus dans la salle, mais en moi c'est un carnaval de musiques. On danse. On sort. On se retrouve en boite. On danse, on fume on danse, et toujours cette sonate en moi tourne, tourne,-et il m'embrasse... - et tourne... Instant fugitif, qui se refermera à jamais, mais instant magique. Instant qui donne du goût à la vie, un épice exotique. Dans la mini rouge, on rentre. On est dans l'appart, on finit la soirée à parler. On fume et ca me monte à la tête, et je commence à m'endormir. Je les entends parler par bribes, mais ce que j'entends, et que je ne cesse d'entendre, surtout, c'est sa sonate à lui, la Waldstein. Les notes aigues, légères résonnent. Cette sonate a du goût, de la saveur même. Et un charme incroyable. De plus en plus fort ... je n'entends plus qu'elle. Et je m'endors, tout en sachant qu'à ce moment même tout s'achève... Et je souris... car c'est ca justement la vie. Attrapper les instants au vol, les garder dans sa paume le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'ils se soient totalement évaporés...

Tous les matins du monde sont sans retour...

P.Quignard,
Tous les matins du monde.

Thursday, November 02, 2006

Deux petites pierres blanches pour ce 2 Novembre 2006.
La première pour mon permis ! (Du premier coup !) Une petite victoire personnelle. Un réaffirmement de mon moi perdu dans cet univers impitoyable de la prépa...
Une deuxième pour avoir fait connaissance avec Nicolas. Du haut de notre filière "élitiste", on ne voit plus les gens normaux, qui pourtant ont des vies exceptionnelles. Qui réussissent, qui brillent dans leur domaine. Donc à un pédagogue talentueux ...

Tuesday, October 31, 2006

Boîte de nuit anarchique. Théâtre magique.
Tout le monde n'entre pas ... Seulement pour les fous.
Hermann Hesse, Le loup de Steppes.
Le mouvement de la rue, les flots de la mer.
Le vent, le ciel, l'éther. Tout s'affaire, tout se presse.
Tout se trompe, se délaisse.Ensemble et séparés ;
fidèles et trahis. Amours abandonnés,
méprisés, haïs.
Il n'y a qu'une pureté.

A Notre Amitié.

Monday, October 30, 2006

Marina : voici galets et coquillages ramassés récemment à la française plage de mon étrange coeur (j'aimerais que tu connusses toutes les étendues de son divers paysage depuis sa côte bleue jusqu'à ses plaines russes)

Rainer Maria Rilke, à Marina Tsvetaeva
Vergers

Thursday, October 26, 2006

. . .

Ah ! cruel, tu m'as trop entendue.
Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Hé bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même ;
Ni que du fol amour qui trouble ma raison
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des ven,geances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les Dieux m'en sont témoins, ces Dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces Dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur faible d'un mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
C'est peu de t'avoir fuit, cruel, je t'ai chassé.
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine ;
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité tes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.

(...)

Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour.
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
Voilà mon coeur. C'est là que ta main doit frapper.

Saturday, September 02, 2006

L'Absolu.

Sunday, August 27, 2006

Indiscrétion au carrelet....
















Petit souvenir de Royan.
Ici c'est une porte de Talmont - la "perle de l'estuaire" comme on l'appelle. Un des plus petits villages que j'ai jamais vus : une église romane du XIème siècle, une petite grève, un port, et de petites rues pavées, bordées de maisons aux volets colorés ... Comme tout le monde l'a compris, Royan, c'est pas ma ville de prédilection... Mais les environs sont plutôt charmants. Meschers, par exemple, et ses habitations troglodites, le phare de Cordouan construit sous Henri III et perdu aux milieu des flots, ou encore la côte sauvage, l'île d'Oléron, le (tout) petit village de Fouras ... et puis le poisson ! Le Maigre, avis aux amateurs, c'est très bon ! Je ne m'y connais pas trop en poissons, et puis, je ne rafole pas ; là j'ai adoré ! en plus, les pauvres, on les attrape pendant la saison des amours : ils émettent un grognement que les pêcheurs entendent en collant leur oreille contre le fond du bâteau... (comme quoi les commentaires de la mini-croisière de 2heures30 qui m'a donné le mal de mer m'ont tout de même marquée :))

Paris, Je t'aime ...

Paris s'apprivoise petit à petit. Je revois des photos que j'avais prises l'année dernière, et je me remémore les impressions que me donnaient tous ces lieux, désormais familiers. C'est étrange comme l'espace se redessine. Le luxembourg c'est maintenant presque l'Espace Vert du Bois saint Lys. Mais Paris a beau devenir familier, il garde toute sa dignité, et peut être même en gagne-t-il. Ce qui était avant des lieux et monuments à "ne pas rater", à "prendre en photo", que l'on regardait avec un regard qui dans le fond n'était pas bien différent de celui des photomaniaques chinois et japonais, a pris maintenant un tout autre sens. Notre-Dame est pour moi comme une mère, le Panthéon comme - un père ou un grand-père. La première m'apporte calme, consolation, le second me sructe jour et nuit pour m'ordonner le sérieux, j'entends sa voix grave résonnant dans ma cage thoracique et disant " Travaille ! ". Montmartre c'est un peu la maîtresse que l'on n'avoue pas visiter. On s'échappe un jour des contraintes quotidiennes, on fuit vers cette femme coquette et si belle. Métro qui nous emmène loin de tout, on se fond dans la masse, et nous voila arrivés dans un quartier méconnaissable - car la belle est parée mais vit entourée de pauvreté... Les moments passés là bas sont magiques. Certes ils sont rares et courts, mais je ne veux pas lui forcer la main. Car elle perdrait tout son charme pittoresque et mystérieux. J'ai passé de longues minutes dans le sacré coeur, perdue dans une méditation sur la vie, la beauté, les hommes. Je n'ai pas réalisé comment, mais d'un coup je me trouvait sur les marches de l'église, aveuglée par tout Paris à mes pieds, Paris dans un brouillard méditatif, un Paris spirituel, un Paris qui prolongeait ma réflexion et qui m'invitait à la continuer avec lui. C'était merveilleux. Et puis on redescend sur terre... On descend la butte, on passe dans de petites rues à caractère si charmant, et puis on est de nouveau dans la misère quotidienne. Mais on ne la voit pas cette vie morose, grisé par les minutes d'amour passées là haut, quelque part...

_le 10 Février 2006

Radio On

Dimanche, à l'Utopia... On cherchait un film sympa. On s'est dit qu'avec un tel titre, on aurait au moins de la bonne musique. Et on n'a pas été déçues...


1979. Christopher Petit. Road-Movie dans le style de Wim Wenders. David Beames et Liza Kreuzer dans les rôles principaux.

David Beames découvre la mort de son frère. Il part alors dans un voyage qui le mène de Londres à Bristol pour comprendre les circonstances étranges de cette disparition. Il croise sur son chemin un déserteur de l'armée d'Irlande du Nord, une femme allemande divorcée et complètement perdue, un guitariste hantant une station à essence... ( joué par Sting ! un de ses premiers rôles, c'est lui qu'on voit sur la photo). C'est comme une longue balade romantique dans un paysage de la post-modernité. Les personnages et l'histoire s'effacent derrière la bande-son : une alternance de silences et de musiques néo-rock (David Bowie, Kraftwerk, Eric Wreckless, Devo ...), de bruits et de sons. Le bruit de la mer, le crissement de la neige sous les pneus de la voiture. Et ces personnages presques muets, semblant atrophiés de tout sentiment.

Je pensais d'abord que ce film ne finirait jamais. Je me révoltais contre cette passivité intolérable. Mais petit à petit, je me suis laissée emporter par le rythme nonchalant, la beauté sombre et mélancolique de cette petite perle noire et blanche. Et le réveil à la réalité a été long et difficile... Les couleurs trop vives des vêtements, les paroles trop vivantes. J'entendais le bruit de la chaîne à vélo d'Héléna, une clé qui tournait dans la serrure, et les talons qui frappaient le sol. Et lentement, comme les brumes d'un sommeil profond, tout s'est dissipé, et je me suis réveillée. J'étais déjà chez moi.

A White Stone ...



Alors puisqu'il faut commencer, et que j'ai le complexe de la page blanche, c'est ainsi que je commence ...
Une pierre blanche ... Pourquoi ?
Simplement parce qu'il fallait donner un titre à ce blog, et que m'est revenu en mémoire un livre. Je ne me souviens plus du titre, je ne sais même plus de quoi il parlait en substance... Je me rappelle seulement qu'un des protagonistes avait pour habitude de marquer chaque évenement important de sa vie d'une "pierre blanche". Alors je prends cette image. Chacun de mes articles sera une pierre blanche qui marquera un instant de ma vie, une pensée ou une réflexion, à défaut d'une excellente mémoire ...
Voila, je ne savais tellement pas que dire, que j'en ai oublié l'essentiel ...
Bienvenue !